Après les halles de l’Ille-et-Vilaine, celles des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère, voici le dernier volet des halles anciennes de nos cinq départements historiques de Bretagne, celles de la Loire-Atlantique.

Bien peu de ces édifices de commerce ont survécu à la vie moderne, que ce soient les vieilles cohues médiévales ou les grands marchés couverts du siècle dernier. Les cartes postales anciennes nous montrent les dernières, aujourd’hui presque toutes disparues.

Sous l’Ancien Régime, les halles de bois ou cohues étaient la propriété des seigneurs locaux, par affermage de leurs suzerains. Dans ces immenses structures où la pierre n’apparaît pratiquement jamais, avaient lieu les marchés, mais aussi la justice et les réunions publiques. Elles servaient de prison, de dépôt de marchandises, de salle commune. Trop chères à entretenir, elles disparurent entre le 18ème et le début du 20ème siècle, souvent du fait de leur trop grand délabrement, mais aussi de leur insalubrité liée aux marchandises en vente, viandes ou poissons, ainsi que du besoin de place exigé par la circulation dans nos villes modernes.

Puis ce furent les marchés couverts à pans-de-fer, les halles Baltard comme on disait, qui connurent leur essor au cours du 19ème siècle. C'est l'âge de l’architecture métallique, avec piliers en fonte, charpente de fer, murs en brique et verre, toiture en cuivre ou en zinc.

 

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Philippe Saint-Marc

passeur de mémoire

Psm

patrimoine architectural de la Loi(re-Atlantique

anciennement Loire-Inférieure, en Bretagne

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